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lundi 13 avril 2009

Déménagement

Biscuits roses, sablés, macarons aromatisés poires ou amandes, à peu près toutes les marques de champagne, sans oublier du Buzet du Chablis et du Casillero del diablo... Nous faisons chaque soir le tour du centre ville à la chasse aux cartons. Nous sommes très exigeants non seulement sur les dimensions, mais aussi sur la qualité, sur l'esthétique. Nous ne ramassons pas n'importe quel carton. Ainsi, pour emballer la guitare, nous avons préféré un étui à guitare de la marque "Art et Lutherie" à Yamaha. Question de prestige. Et puis, même au cours de cette activité en apparence peu culturelle, on en apprend tous les jours, comme on dit. Ainsi ce sens du verbe «gerber»... J'adore ce genre de trucs.

jeudi 5 février 2009

Eduardo Manet

Rencontre hier soir avec Eduardo Manet, à l'occasion de la sortie de son dernier roman, La maîtresse du commandant Castro, publié chez Laffont. Agréable causerie au cours de laquelle Manet évoque sa naissance rocambolesque, son départ pour la France en 1951, son retour à Cuba une dizaine d'années plus tard, puis son retour en France. Il s'interroge sur les mécanismes de la fascination qu'exerce Castro. L'homme est détendu, amène, c'est -comme beaucoup d'écrivains latinoaméricains - un conteur. D'anecdote en anecdote, on voit passer à travers ses souvenirs des personnages importants -la mère d'Alejo Carpentier, qui fut sa prof de russe, et la première épouse du même Carpentier, qui fut sa prof de français, histoire de continuer dans le registre du rocambolesque. Castrosceptique sans être anti-castriste, Manet est mesuré dans ses propos, insiste sur les acquis de la Révolution, souligne ses divergences avec l'exil cubain. Il évoque Raúl Castro, qu'il a croisé sur les bancs de la fac, Elisabeth Burgos, Ernesto "Che" Guevara et quelques autres personnalités qu'il a rencontrées. Soirée sympa.